Scrutin n° 5844 · 26 mars 2026 · Scrutin public

L'ensemble de la proposition de loi visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations (première lecture).

Texte : Proposition de loi visant à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations (parcours et tous les votes du texte)

AdoptéL'Assemblée nationale a adopté

Résumé généré automatiquement

Cette proposition de loi vise à soutenir les collectivités territoriales dans la prévention et la gestion des inondations. Elle prévoit notamment la création d'une réserve d'ingénierie territoriale et des mesures pour accélérer les interventions en cas de catastrophe.

56pour
22contre
11abstentions
89votants

Majorité requise : 40 voix sur 78 suffrages exprimés. Scrutin demandé par : Présidente du groupe "Rassemblement National" ; Président du groupe "Les Démocrates".

Contre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPAbstention — GDRContre — LFI-NFPAbstention — SOCContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPAbstention — ECOSContre — LFI-NFPContre — LFI-NFPAbstention — ECOSAbstention — ECOSAbstention — ECOSAbstention — ECOSAbstention — ECOSAbstention — SOCAbstention — SOCAbstention — SOCPour — NINon-votant — EPRPour — NIPour — EPRNon-votant — EPRPour — DEMPour — DEMPour — DEMContre — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMContre — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — HORPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — HORPour — HORPour — HORPour — HORPour — HORNon-votant — DRPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — UDDPLRPour — UDDPLRPour — UDDPLRPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RNPour — RN
  • Pour (56)
  • Contre (22)
  • Abstention (11)

Chaque point est un député ayant voté, placé selon son siège officiel dans l'hémicycle.

Comprendre ce vote

La navette entre l'Assemblée et le Sénat
Une loi doit être adoptée dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et par le Sénat. Si ce vote adopte le texte dans une version différente de celle du Sénat, il poursuit son chemin entre les deux assemblées : c'est la « navette ».
Projet ou proposition de loi
Un projet de loi est déposé par le Gouvernement ; une proposition de loi, par des députés ou des sénateurs.

Les arguments en présence

Synthèse générée automatiquement à partir des explications de vote ci-dessous. Chaque argument renvoie aux interventions des groupes qui l'ont avancé.

Ceux qui votent contre estiment que :

  • Le texte ne crée pas de nouveaux moyens financiers ou humains pour les collectivités, se contentant d'une réserve d'ingénierie territoriale reposant sur le volontariat.LFI-NFP
  • La délégation de la compétence de gestion des milieux aquatiques aux intercommunalités s'est faite sans concertation ni compensation financière adaptée.LFI-NFP
  • Le texte introduit des dérégulations des normes environnementales via la notion de « raison impérative d'intérêt public majeur », la limitation des études d'impact et la réduction des enquêtes publiques.LFI-NFP
  • L'absence de mesures structurelles contre le changement climatique et la poursuite de l'artificialisation des sols aggravent les risques d'inondations.LFI-NFP

Ceux qui s'abstiennent ou ne votent pas estiment que :

  • Le texte risque d'être contreproductif en affaiblissant les procédures environnementales et la protection des zones humides.SOC
  • L'absence de garde-fous pour encadrer les projets reconnus d'« intérêt public majeur » pourrait entraîner des dérives.SOC

Vote par groupe

GroupePourContreAbst.Majorité du groupe
RN
1400Pour
EPR
400Pour
LFI-NFP
0200Contre
SOC
004Abstention
DR
000Égalité
ECOS
006Abstention
DEM
2720Pour
HOR
600Pour
LIOT
000Égalité
GDR
001Abstention
UDDPLR
300Pour
NI
200Pour

La majorité du groupe est calculée à partir des votes de ses membres.

Explications de vote

Interventions prononcées en séance juste avant le vote, dans l'ordre de la séance.

Mme Mathilde Feld

La France insoumise - Nouveau Front Populaire
Votera contre

Résumé généré automatiquement

Le groupe votera contre, estimant que le texte affaiblit les normes environnementales et ne prévoit pas de moyens financiers ou humains suffisants pour les collectivités.

Position annoncée : « Nous voterons donc contre. »
Lire l'explication intégrale

Je vois que tout le monde est ravi qu’il y ait une explication de vote ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Je pense que vous l’attendiez.

Le sujet des inondations m’interpelle particulièrement : il y a trois semaines, en Gironde, l’eau n’en finissait pas de se retirer des champs, des rues, des jardins, des commerces, des stades et de leurs équipements, laissant derrière elle des dégâts la plupart du temps irréparables, entraînant sinon des coûts exorbitants.

Dans ma circonscription, à Cadillac, à Langoiran, à La Réole, à Bassanne, à Bourdelles, à Barie et dans tant d’autres communes, pendant douze jours, des milliers de personnes ont été mobilisées pour en sauver, pour en dépanner, pour en héberger des milliers d’autres. Certains ont tout perdu, comme les maraîchers ; ils se sont vus dans l’obligation d’organiser des appels à la solidarité locale pour se relever, puisque le gouvernement n’a strictement rien fait pour eux.

Nous avons tous en mémoire les inondations inédites de 2023-2024, en particulier dans les Hauts-de-France, dans les Alpes du Sud, en Charente et en Charente-Maritime ; 370 communes avaient alors été reconnues en état de catastrophe naturelle et les dégâts dans les départements du Nord avaient été estimés à 640 millions d’euros.

La question des fonds destinés à lutter contre les inondations se pose donc de façon impérative. Je regrette, monsieur le ministre et madame la rapporteure, que vous ayez balayé aussi facilement les demandes de rapports, sans étayer votre opposition, alors que ces rapports ne coûtent rien. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Il aurait été intéressant de savoir de quels fonds les collectivités territoriales disposent réellement pour lutter contre ces inondations.

Évidemment, ces situations vont se répéter, puisque le gouvernement n’entreprend rien de sérieux contre le changement climatique induit par l’activité humaine. Il continue d’autoriser l’artificialisation des sols dans le cadre de grands projets inutiles et néfastes, qu’il s’agisse des nouvelles lignes à grande vitesse, de l’autoroute A69 ou de cette future usine d’élevage de saumons en Gironde – je vous invite à vous renseigner sur ce projet, vous verrez que c’est absolument terrifiant. C’est à cause de ces réalisations aggravant l’artificialisation des sols que nos rivières et nos fleuves débordent, et vous le savez.

Par ailleurs, en déléguant aux intercommunalités la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations, sans concertation ni compensation financière cohérente, l’État s’est déchargé de sa responsabilité opérationnelle et financière sur les collectivités locales, sans s’assurer qu’elles disposent des moyens humains, techniques ou financiers nécessaires pour assumer, par exemple, la gestion des digues ou des ouvrages hydrauliques. Les rapports que nous demandions auraient pu nous renseigner sur ce point.

C’est la stratégie classique de ce gouvernement : se défausser de ses responsabilités sur les collectivités sans leur donner les moyens d’agir, puis dresser le constat cynique de leur prétendu échec. C’est ce qu’a fait Mme Barbut lorsqu’elle est venue à Cadillac, en disant aux collectivités qu’elles n’avaient qu’à lever la taxe Gemapi, d’un montant de 40 euros ! Évidemment, cela n’aurait pas suffi à reconstruire les digues – cela n’a rien à voir avec le montant de la taxe.

Dans votre texte, vous proposez une réserve d’ingénierie territoriale reposant sur le volontariat, ce qui revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul, puisqu’aucun nouveau poste ni aucun nouveau moyen n’est prévu – pas un euro. Vous affaiblissez également les possibilités d’implication démocratique – ma collègue Claire Lejeune en a parlé. Et, contrairement à ce que pense le Rassemblement national – nous ne rencontrons manifestement pas les mêmes personnes, mais je m’en doutais –, il existe dans ce pays beaucoup de personnes attachées à la démocratie et à la participation citoyenne. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)

Beaucoup de citoyens ne sont pas sensibles aux mesures démagogiques et populistes, comme celles que vous proposez la plupart du temps.

C’est donc clairement se tirer une balle dans le pied en situation de crise, car la capacité des citoyens à réagir en connaissance de cause, sur leur territoire, en comprenant les aménagements décidés et concertés, permet d’éviter les dégâts humains – les morts et les blessés.

Nous avions jugé ce texte dangereux lors de sa première lecture en commission, et nous avons tenté de l’amender, en vain. Il introduit des dérégulations inquiétantes sur les normes environnementales, notamment avec la notion de raison impérative d’intérêt public majeur, la limitation des études d’impact et la réduction du champ des enquêtes publiques. Nous voterons donc contre. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Séance du 26 mars 2026 · Compte rendu officiel

M. Romain Eskenazi

Socialistes et apparentés
S'abstiendra

Résumé généré automatiquement

Le groupe s'abstiendra, considérant que le texte manque de garde-fous environnementaux et pourrait être contreproductif.

Position annoncée : « Cependant, nous nous abstiendrons, puisque le gouvernement et la rapporteure ont plaidé pour le rejet d’amendements raisonnables. »
Lire l'explication intégrale

J’avais déjà donné notre avis sur ce texte. Nous sommes parfaitement d’accord sur le principe : il faut aider nos collectivités, et je tiens à saluer les maires, les autres élus et les services de secours qui se battent pour sauver les populations victimes d’inondations. Nous sommes également pleinement conscients qu’il faut aller plus vite au regard de la multiplication de ces phénomènes.

Nous avions identifié trois ou quatre garde-fous et déposé des amendements, en précisant que, s’ils étaient ignorés ou rejetés, nous ne pourrions pas voter ce texte, considérant que certaines de ses dispositions risquent d’être contreproductives.

En effet, la lutte contre les inondations passe aussi par des procédures environnementales, par le maintien des zones humides, par la non-artificialisation des sols. Il aurait été préférable de régulariser après coup les mesures prises en urgence, et de ne pas reconnaître le caractère de projets répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur à tous les projets, mais d’agir au cas par cas. Ces garde-fous nécessaires auraient évité les dérives.

Nous ne voulons pas voter contre, car nous comprenons l’objet de ce texte et nous en partageons la finalité. Cependant, nous nous abstiendrons, puisque le gouvernement et la rapporteure ont plaidé pour le rejet d’amendements raisonnables. (M. Pierre Pribetich applaudit.)

Séance du 26 mars 2026 · Compte rendu officiel

Votes différents de la majorité du groupe

2 députés ont voté à l'inverse de la majorité de son groupe :

Mises au point

Après le scrutin, ces députés ont indiqué avoir voulu voter autrement. Cela ne modifie pas le résultat officiel.

Sources

Résumés générés automatiquement le 29 septembre 2026 par le modèle mistral-large-2512à partir du texte intégral des explications ; les positions s'appuient sur une citation vérifiée dans le compte rendu.