Scrutin n° 4839 · 18 décembre 2025 · Scrutin public

L'ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).

Texte : Proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse (parcours et tous les votes du texte)

AdoptéL'Assemblée nationale a adopté

Résumé généré automatiquement

Cette proposition de loi vise à reconnaître le préjudice subi par les personnes jugées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement avant 1975, ainsi que par l'ensemble des femmes concernées.

93pour
0contre
0abstentions
93votants

Majorité requise : 47 voix sur 93 suffrages exprimés. Scrutin demandé par : Président du groupe "Socialistes et apparentés" ; Président du groupe "Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires".

Pour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — SOCPour — SOCPour — LFI-NFPPour — ECOSPour — ECOSPour — LFI-NFPPour — LFI-NFPPour — ECOSPour — LFI-NFPPour — ECOSPour — LFI-NFPPour — ECOSPour — ECOSPour — ECOSPour — ECOSPour — ECOSPour — ECOSPour — ECOSPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCPour — SOCNon-votant — EPRPour — LIOTPour — LIOTPour — NIPour — EPRPour — EPRPour — DEMPour — EPRPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — DEMPour — EPRPour — EPRPour — HORPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — EPRPour — HORPour — HORPour — HORPour — HORPour — HORPour — DRPour — DRPour — DRPour — DRPour — DRPour — DRPour — DRPour — RNPour — UDDPLRPour — UDDPLRPour — RNPour — RNPour — RNPour — RN
  • Pour (93)

Chaque point est un député ayant voté, placé selon son siège officiel dans l'hémicycle.

Comprendre ce vote

La navette entre l'Assemblée et le Sénat
Une loi doit être adoptée dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et par le Sénat. Si ce vote adopte le texte dans une version différente de celle du Sénat, il poursuit son chemin entre les deux assemblées : c'est la « navette ».
Projet ou proposition de loi
Un projet de loi est déposé par le Gouvernement ; une proposition de loi, par des députés ou des sénateurs.

Les arguments en présence

Synthèse générée automatiquement à partir des explications de vote ci-dessous. Chaque argument renvoie aux interventions des groupes qui l'ont avancé.

Ceux qui votent pour estiment que :

  • La proposition de loi reconnaît une injustice historique de l’État envers les femmes jugées pour avortement avant 1975.LFI-NFP
  • Le texte répare des vies brisées, des carrières interrompues et une stigmatisation imposée aux femmes concernées.LFI-NFP
  • Cette reconnaissance honore le rôle historique des femmes ayant permis l’accès au droit de disposer de leur corps.LFI-NFP

Vote par groupe

GroupePourContreAbst.Majorité du groupe
RN
500Pour
EPR
1500Pour
LFI-NFP
2100Pour
SOC
1600Pour
DR
700Pour
ECOS
1100Pour
DEM
700Pour
HOR
600Pour
LIOT
200Pour
GDR
000Égalité
UDDPLR
200Pour
NI
100Pour

La majorité du groupe est calculée à partir des votes de ses membres.

Explications de vote

Interventions prononcées en séance juste avant le vote, dans l'ordre de la séance.

Mme Anaïs Belouassa-Cherifi

La France insoumise - Nouveau Front Populaire
Votera pour

Résumé généré automatiquement

Le groupe votera pour, estimant que ce texte répare une injustice historique en reconnaissant le préjudice subi par les femmes jugées pour avoir exercé un droit élémentaire.

Position annoncée : « La France insoumise votera donc ce texte. »
Lire l'explication intégrale

Fidèle à son engagement, La France insoumise inscrit son action dans le soutien constant aux luttes d’émancipation, en particulier en faveur des droits des femmes. Notre engagement est total et intransigeant pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, pour des droits réels et effectifs, pour la fin définitive des violences et du système patriarcal.

Le 24 novembre 2022, à l’occasion de notre niche parlementaire et par la voix de notre présidente Mathilde Panot, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi constitutionnelle, prenant ainsi une position claire en faveur de l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ce jour marquait le début d’un long processus qui a abouti le 4 mars 2024, lorsque le Parlement, réuni à Versailles, a enfin intégré le droit à l’IVG dans la Constitution.

Ce jour-là, la France devenait le premier pays au monde à reconnaître dans sa loi suprême la liberté pour chaque femme de recourir à l’avortement. Ce jour-là, nous étions toutes fières d’être Insoumises et j’étais particulièrement fière d’appartenir à un mouvement politique dont tous les parlementaires ont voté pour. (Mêmes mouvements.) Inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution était un acte fondamental, mais la bataille continue pour faire en sorte que ce droit soit effectif.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour panser les plaies des actes passés de l’État français. Cette proposition de loi exprime une exigence fondamentale : réparer une injustice commise par la nation. Celles qui ont vécu cette expérience le savent : aucune femme ne recourt à l’avortement par gaîté de cœur. Ce choix, je l’ai fait, et je peux affirmer avec certitude que je ne me tiendrais pas devant vous, à cette tribune, si je n’avais pas pu faire ce choix. Merci, mesdames. (L’oratrice se tourne vers les tribunes du public. – Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ce choix, cette vie, cette place, je les dois à toutes les femmes qui se sont battues pour nos droits et pour notre liberté à disposer de notre corps.

Il n’y a pas si longtemps, des femmes ont été condamnées, stigmatisées, humiliées pour avoir eu recours à l’avortement ou pour avoir aidé des femmes à y avoir recours. Ces femmes n’étaient pas des criminelles, mais des personnes confrontées à une société qui leur refusait un droit élémentaire, celui de disposer de leur corps.

Il était temps de le reconnaître. L’État a puni des mères, des jeunes femmes précaires, des femmes seules, des femmes dont les ressources ne leur permettaient pas d’avoir recours à l’avortement. Ce sont des vies brisées, des carrières interrompues, des dossiers judiciaires infamants, une honte imposée que nous devons réparer aujourd’hui.

J’appartiens à une génération qui a grandi avec l’idée que le droit à l’IVG était acquis et inaliénable. Pourtant, ce combat n’est pas achevé. Il ne le sera que le jour où aucune femme ne sera entravée dans son droit à avorter – ni par la loi, ni par la morale, ni par la précarité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Actuellement, partout sur le territoire, des centres IVG ferment, des médecins refusent d’accomplir ces actes au nom de la clause de conscience, voire désinforment. Dans la France de Macron et dans les collectivités territoriales réactionnaires, les coupes budgétaires drastiques aboutissent à la fermeture de centres IVG et de centres du Planning familial, ce qui remet directement en cause le droit à disposer de son corps. Comment parler de liberté quand des femmes doivent parcourir des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour avoir recours à un soin ? Nous refusons que l’IVG devienne un droit théorique, existant sur le papier mais inaccessible dans la réalité. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Le droit à l’IVG doit être garanti, proche, gratuit, disponible partout et pour toutes.

La réalité est que le droit à l’IVG est menacé. Partout où l’extrême droite s’immisce dans les institutions, elle menace les droits des femmes.

Dans les États-Unis de Trump ou la Hongrie d’Orbán, partout le droit à l’IVG est menacé, mais heureusement des voix se font entendre. Cette semaine, le Parlement européen s’est prononcé en faveur de la résolution Ma voix, mon choix. Aujourd’hui, avec cette proposition de loi, ce n’est pas seulement une réparation administrative que nous nous apprêtons à voter : il s’agit de reconnaître le courage et rôle historique des femmes qui, en risquant tout, ont permis à toutes les femmes de notre pays, comme à moi, d’accéder au droit à disposer de leur corps librement. Merci à elles et à eux.

La France insoumise votera donc ce texte. (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)

Séance du 18 décembre 2025 · Compte rendu officiel

Sources

Résumés générés automatiquement le 29 septembre 2026 par le modèle mistral-large-2512à partir du texte intégral des explications ; les positions s'appuient sur une citation vérifiée dans le compte rendu.